Dimanche 20 Octobre 2024 - Estavayer-le-Lac
Estavayer-le-Lac se trouve sur la rive sud du lac de Neuchâtel. On y accède par l'autoroute 1 et avant d'entrer en territoire helvète, il faut s'acquitter d'une vignette à 40 CHF (environ 40€) pour pouvoir circuler librement sur toutes les routes de Suisse. Venant de France, cela nous semble trop beau pour être vrai. Nos voisins suisses ne paieraient que 40€ par an pour bénéficier de toutes leurs autoroutes ? Eh bien, oui ! Et les infrastructures proposent toutes un niveau de qualité excellent.

Nous sortons autour de 16h au niveau de l'issue d'Estavayer-Le-Lac pour rejoindre un cousin de Stephane. Il vit en Suisse depuis dix ans et y a fondé sa famille. Située dans le comté de Fribourg et posée vraiment en bord de lac, la petite commune offre un contraste entre la modernité de sa grosse usine du groupe Elsa, un producteur de lait et son centre-ville médiéval tout en pavé. L'étendue d'eau ainsi que les montagnes environnantes y ajoutent un cachet agréable.

Il semble y faire bon vivre, ce que nous confirme Clément. Il ne se voit pas du tout revenir habiter et travailler en France. Après avoir fait le tour de la ville et de sa promenade en bord de lac, nous remontons pour profiter du dîner confectionné par ses soins : une fondue à la Suisse. L'estomac plein de fromage, nous allons nous coucher prêt à affronter le lendemain.
Lundi 21 Octobre 2024 - Estavayer-le-Lac -> Coire
Après un réveil tranquille et un petit-déjeuner copieux, il est temps pour nous de laisser le lac de Neuchâtel dans notre dos pour prendre la direction de Coire. Nous suivons l'autoroute 1 puis 2 puis 3 dans un ordre bien séquencé. Autour de midi, un arrêt essence s'impose et nous en profitons pour manger dans ce qui ressemble en tout points à un Flunch mais en bien plus luxueux. De retour sur la route en début d'après-midi, nous constatons en tournant la tête vers la banquette arrière que Clémence s'est endormi.

Elle dort encore à notre arrivée sur Coire, ce qui nous permet de chercher une solution de parking à tête reposée. Car même si elle ne contient que 38 mille habitants, Coire reste une ville dense où se garer sans payer est très difficile. Nous décidons de mettre notre voiture à l'écart puis de marcher 1.5 kilomètres pour rejoindre l'hôtel situé dans le centre-ville piéton. Dans celui-ci une grande artère, la Poststrasse, coupe la ville en deux et divise le reste en ruelles mignonnes et en places bien aménagées. Les suisses ne perdent pas de vue les enfants et les comblent de parcs vraiment bien conçus.



Chur est aussi une ville en pente, ce qui signifie qu'il faut parfois gravir de forts dénivelés pour accéder à certains recoins. Globalement, Chur nous rappele le Japon. Tout semble bien organisé, propre et moderne, tout en conservant précieusement l'âme des siècles passés. Bien que dans l'un des recoins du pays, la ville n'est pas isolée du tout et possède même une superbe gare avec une dizaine de quais. C'est de là que notre petite aventure en train démarre le lendemain.

Où nous avons dormi : le Comfort Hotel Post en plein centre-ville de Coire est très agréable. La chambre à trois lits offre assez d'espace. La salle de bains se partage et le prix inclut le petit-déjeuner.
Mardi 22 octobre 2024 - Coire -> Pontresina
La gare de Coire est vraiment grande pour une si petite ville, avec une grosse dizaine de quais. Le trafic ferroviaire impressionne par son flux et sa densité, des trains s'arrêtent toutes les deux minutes. Comme nous sommez arrivés en avance, on observe le balai des machines et des wagons de marchandise qui transportent du gaz, de l'essence ou même d'immenses troncs de bois.


Notre train stationne déjà à quai et nous pouvons monter directement dedans. Le Bernina Express traverse les montagnes de la région des Grisons pour finir par descendre en Italie, à Tirano. On le répertorie volontiers dans les trains de luxe et les billets peuvent monter à des centaines d'euros. Heureusement, nous trouvons une parade en fouillant Internet. Il s'avère que le Bernina Express, dans son appellation stricte, ne consiste qu'en deux wagons de luxe attachés à l'avant des trains normaux. Il suffit alors d'acheter des tickets classiques pour pouvoir le prendre et profiter de la même vue, mais dans des wagons de trains standards.


Il n'y a que des avantages à faire ça. Déjà, nous ne réservons pas notre place assise précise, ce qui nous permet de monter et descendre aux stations qui nous intéressent, en ne payant que chaque partie séparément. Ensuite, les wagons lambdas possèdent des fenêtres qui se baissent complètement, contrairement aux wagons de riches. Depuis Chur, le train s'éleve lentement à travers la vallée en suivant le Rhin d'abord jusqu'à Bonaduz. Il progresse tranquillement jusqu'à Pontresina, une station de ski à 1800 mètres d'altitude.



On connait peu cette petite ville, qui souffre probablement de l'exposition mondiale de sa cousine Saint-Moritz. De ce côté, tout se paye moins cher et après avoir déposé nos bagages à l'hôtel, nous montons prendre le télésiège, l'une des passions de Clémence. Les suisses pensent toujours aux enfants et une grande aire de jeu nous attend après la montée dans des paysages spectaculaires. Le soleil brille fort dans le ciel, le vent est aux abonnés absents et nous profitons de ces moments de détente pure, en regardant notre fille s'amuser avec énergie.



Pas fatiguée pour un sou, elle tient même très bien le soir au restaurant. Encore une fois, les suisses nous épatent car l'endroit, bien que très chic, possède un espace de jeu. C'est complètement rarissime en France et Clémence semble le savoir car elle en profite à fond toute la soirée.

Où nous avons dormi : l'hôtel restaurant Rosatsch de Pontresina. Une très grande chambre avec un lit bébé nous attend. La salle de bain offre un grand volume avec une énorme baignoire.
