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Découverte des Villages Iconiques de la Route 66

Road trip dans l'Ouest américain3 mars 20183 min de lecture
Découverte des Villages Iconiques de la Route 66
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Le lendemain, on suivait le tracé de la route qui longeait le Grand Canyon en s’arrêtant dans les villages disséminés de ça et là. On était toujours autant surpris par la faune qui se promenait en liberté. On voyait pléthore d’oiseaux mais aussi des daims marchant tranquillement, sans aucune pression. Les habitants et les touristes s’en accommodaient bien et se montraient plein de patience à leur égard, même quand ça signifiait attendre qu’ils traversent pour pouvoir passer en voiture. Les vues sur le Canyon étaient spectaculaires bien que pas photogéniques du tout. On voyait le Colorado en contrebas se mouvoir délicatement, serpenter tout en courbes et on reprenait la voiture pour le rejoindre plus bas sur la mythique Route 66. Elle n’avait en soi rien d’exceptionnel et il fallait connaître son histoire pour en comprendre le mythe.

Elle était la première des grandes routes américaines, reliant à l’époque Chicago et Los Angeles sur presque quatre mille kilomètres, immortalisée pour la postérité dans Les Raisins de la Colère de John Steinbeck. C’était devenu une attraction touristique à part entière et les villages qu’on croisait sur la route se voulaient attrayants avec des vieux camions décorés, des devantures bariolés et des restaurants aux designs d’époque. En suivant le cours de la route, on tombait complètement par hasard sur Oatman, la ville des ânes. Il y en avait littéralement partout ce qui nous poussait à rouler au pas. On garait la voiture et on se promenait dans ce village hors du temps. C’était une volonté claire des habitants de garder l’authenticité des pionniers, les maisons et boutiques étaient en bois rustique avec l’architecture caractéristique du far-west. On se rendait compte que ce retour aux sources allait un peu loin quand on voyait des drapeaux confédérés accrochés fièrement à plusieurs façades.

Le reste de la Route 66 était à l’avenant, à mi-chemin entre l’authentique et le décor à touristes. Toute cette grande région des Etats-Unis avait servi à mille décors de film et on faisait un détour pour aller voir l’église du culte Kill Bill. Il fallait traverser des villages paumés et emprunter une route cabossée pour l’atteindre. Elle se trouvait vraiment au milieu de nulle part et l’atmosphère ressentie en regardant le long-métrage était la même que sur place. Il était évidemment possible de la visiter moyennant finances, les américains ne perdant jamais trop de vue l’aspect financier d’une opération. On restait à la porte pour l’admirer de l’extérieur, assis sur un banc en profitant du soleil. On rejoignait Los Angeles en fin d’après-midi, fin d’une boucle de trois semaines. C’était la soirée des Oscars et on se tâtait à aller jeter un œil autour de cet événement mondialement célèbre mais nos deux hôtes Airbnb nous apprenaient qu’il fallait réserver un an à l’avance rien que pour rentrer sur les lieux environnants.

On finissait la journée en dinant sur un petit restaurant banal mais rempli de locaux. C’était ce qu’on préférait quand on voyageait, on essayait tant bien que mal de fuir les lieux trop remplis de touristes pour essayer de se mêler à la population locale afin de pouvoir effleurer une notion de leur mode de vie. Le lendemain, on se faisait plaisir en visitant le parc Universal Studios Hollywood. Les attractions ne nous impressionnaient pas trop mais la visite guidée des studios était passionnante. Le petit train traversait plusieurs décors de films, des Dents de la Mer à la Guerre des Mondes en passant par des séries comme Desperate Housewives et Alias. On s’arrêtait dans les reconstitutions de villes qui servaient pêle-mêle à représenter le Mexique, l’Europe ou New York. Le tour durait deux heures mais il défilait à une vitesse folle tant c’était passionnant.

Le lendemain était notre dernier jour aux USA et on se baladait dans Los Angeles sans but précis. On montait à l’observatoire cher aux fans de James Dean et de la Fureur de Vivre et on pique-niquait dans le parc. On faisait plusieurs arrêts shopping pour profiter des prix défiant toute concurrence que proposaient les américains dans leurs boutiques puis on se rendait à l’aéroport pour rendre la voiture de location. On la regretterait vraiment tant elle était confortable et spacieuse. Il était l’heure pour nous d’entamer un périple qui nous mènerait à Auckland puis à Melbourne où on retrouverait notre vieux 4x4 Honda d’un autre temps.