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Découverte de Dunedin : incendie, péripéties et rires en pente

Road trip en Nouvelle-Zélande1er février 20182 min de lecture
Découverte de Dunedin : incendie, péripéties et rires en pente
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Après la rude et longue journée de la veille, on avait prévu de se reposer un petit peu. On traînait au lit avant de petit-déjeuner tranquillement puis de déjeuner. J'étais en train de faire cuire nos pièces de viande quand un mec de l'auberge venait me parler. A ses dires, j'avais volé son huile de cuisson et il semblait très énervé après moi. Je m'excusais plusieurs fois et lui expliquais que j'avais cru que cette huile était disponible pour toute l'auberge. Rien ne semblait le calmer et on était obligés d'hausser le ton pour que la pression redescende. Les gens autour de nous ne semblaient pas comprendre son énervement pour quelques gouttes d'huile et nous non plus.

On passait rapidement à autre chose et on prenait la route direction une expérience inédite. À une heure de route au sud, on garait la voiture auprès d'une grotte. On s'engouffrait dedans, à l'arrache comme d'habitude. Nous avions nos seuls téléphones en guise de lampe torche et nous étions en short et en t-shirt. Bien entendu, la température dans la cave avoisinait les dix degrés. On croisait des gens avec des lampes frontales et des vêtements géothermiques, bien mieux préparés que nous pour cette aventure d'une heure sous terre. On était donc dans le noir total hormis nos lampes et il fallait se faufiler en suivant le balisage. A certains endroits, on était obligés de ramper sous les roches. On appréciait l'expérience mais on n'en menait pas large non plus. Arrivés quasiment à la fin, un trou plein d'eau se tenait devant nous. Il semblait vraiment profond alors on ne tentait pas le diable et on rebroussait chemin.

On prenait plus notre temps sur le retour pour se mettre dans le noir total et apprécier les centaines de lucioles accrochées au plafond. On commençait à se sentir claustrophobes et quand du vent frais venait nous frapper le visage, on poussait un soupir de soulagement. La température remontait peu à peu et on finissait par voir la lumière du jour. C'était quelque chose ! On remontait en voiture pour rejoindre Invercargill et y passer la nuit.

On se garait à Curyo Bay autour de 10h. C'était une plage réputée pour ses dauphins Hector qu'il était possible de voir nager à quelques mètres du bord. On se promenait sur le sable en guettant d'un œil concentré le flot des vagues. Alors que j'étais monté sur des hauts rochers pour guetter l'entrée de la baie, je voyais Cassandre me faire des grands gestes et partir d'un pas décidé en sens inverse. Je la rejoignais rapidement et je tombais nez à nez avec... Un petit pingouin ! On savait que des pingouins vivaient ici mais ils étaient supposés sortir uniquement de nuit pour éviter les humains. C'était une chance incroyable ! Il marchait de manière étrange et il ressemblait beaucoup à un petit vieux énervé. On restait de longues minutes à l'observer, bien conscient qu'on n’en reverrait probablement pas de notre vie. On allait ensuite se promener auprès d'une très jolie cascade et on roulait vers Dunedin.