La quête des voyages les plus doux possible n’est pas sans embûche. Nous en faisons encore l’amer constat en prenant le train pour rejoindre Gaillac depuis Avignon. Le trajet comporte deux correspondances : une à Narbonne et une à Toulouse. Pour adoucir un peu le temps de trajet, nous réservons une nuit à Toulouse. La première partie se passe tranquillement, le train est vide à la gare d’Avignon et c’est en plus son départ. Il nous est donc facile d’entrer, de prendre notre temps et bien nous installer.
Notre train est à l’heure en gare de Narbonne et nous nous dépêchons pour attraper la correspondance, 20 minutes de battement en théorie. Mais voilà, un problème sur les voies entre Perpignan et Narbonne ont modifié la desserte du jour. Notre train est donc en départ de notre gare, bonne nouvelle, mais le conducteur doit arriver en voiture depuis Perpignan, mauvaise nouvelle. Nous attendons plus d’une heure que notre locomotive se mette enfin en mouvement.
L’axe Toulouse-Montpellier est surchargé à cause de l’événement et nous avançons au ralenti tout le long, si bien que nous décidons de descendre à 20 kilomètres de Toulouse. Nous nous retrouvons sur le quai quand Stéphane a un éclair de lucidité en se demandant s’il n’oublie pas quelque chose. Cassandre lui crie : « les roues de la remorque ! » et il repart en courant les attraper avant la fermeture des portes. La catastrophe évitée de justesse, on se jure de ne plus jamais séparer les roues du reste, même pour faire de la place aux autres voyageurs.
Après être parti par le train de 8h11, nous arrivons autour de 15h à Toulouse où nous prenons possession d’un charmant petit Airbnb pour la soirée et la nuit. Comme nous adorons la ville, nous déposons simplement nos vélos et nous repartons nous promener dans le centre-ville. Nous y trouvons un grand square avec un parc de jeux et nous passons la fin de l’après-midi ici avant de rentrer manger et dormir.
Jour 1
https://strava-embeds.com/embed.jsLe lendemain matin, nous démarrons vraiment notre voyage à vélo. Nous reprenons le train entre Toulouse et Gaillac et nous descendons pour rejoindre des amis à un festival de food-truck. Dans une zone industrielle insoupçonnable se cachent une dizaine de camions réunis autour d’un pôle central avec des chaises et des tables. L’endroit est bien pensé, avec des aires de jeux pour les enfants. Nous nous y régalons puis nous partons pour une trentaine de kilomètres jusqu’à la demeure de nos amis à Albi. La route est quelconque, elle serpente sur des petites voies afin d’éviter les grosses départementales qui maillent le territoire. La pluie s’invite en crachin et c’est à bonne vitesse que nous filons à travers les champs agricoles du Tarn. Clémence profite de ce temps dans sa chambre ambulante pour faire un petit somme.
Elle est heureuse comme tout d’arriver à destination et de trouver une grande copine, en la personne d’Anaé 10 ans. En fin d’après-midi, nous profitons d’une éclaircie pour nous balader dans les petites rues albigeoises et ainsi apercevoir la vieille ville de loin. La cathédrale Sainte-Cécile offre sa masse au paysage et les rues alentours teintées de rouge lui offrent un écrin ravissant. Nous préférons tout de même reporter la visite au lendemain matin et nous rentrons pour partager une soirée agréable entre amis.


Jour 2
https://strava-embeds.com/embed.jsNous nous levons relativement tard car Clémence a profité de sa copine à fond toute la soirée. Elle s’est couchée à une heure très inhabituelle pour elle, ce qui nous permet de faire un semblant de grasse matinée. Après un petit-déjeuner agréable entre copains, nous filons tous à vélo vers le centre-ville d’Albi. On doit se frayer un chemin pour éviter les rues barrées par le passage d’un triathlon réputé. Nous apprenons au passage que l’épreuve de nage censée avoir lieu dans le Tarn est annulé à cause du fort courant dans la rivière. Cela nous inquiète un peu car nous allons la suivre jusqu’à sa source en Lozère et nous comptons bien nous baigner.
Après avoir garé nos vélos, nous visitons à pied avec nos amis albigeois. La vieille ville est superbe, pleine de pavés et de briques rouges. De multiples recoins nous permettent de nous perdre au cœur de ces ruelles pleines d’histoires. Entre les vestiges cathares et l’influence de l’immense peintre Toulouse-Lautrec, l’amateur d’art et de culture ne peut pas s’ennuyer. Cependant, avec deux enfants, nous préférons flâner, admirer les vues panoramiques et manger en terrasse au restaurant Les Arcades situé sur la place du cloître Saint-Salvy.


A 14h, nous montons sur nos selles pour démarrer le véritable voyage à vélo le long du Tarn. Encore une fois, et c’est le point noir de toutes les villes françaises quasiment, il est très difficile de sortir d’Albi. Nous suivons heureusement le GPS mais la route est très fréquentée, les panneaux absents et l’itinéraire pas franchement invitant. Il faut traverser un immense rond-point de départementale pour enfin trouver le début de la voie apaisée. Nous sommes assez expérimentés pour savoir bien nous positionner et affronter le flot de voitures mais nous comprenons que certains soient rebutés. Après cela la véloroute est bien balisée, elle longe la rivière et offre des vues plongeantes en contrebas.
Nous traversons des petits villages aux noms pittoresques comme Saint-Juéry, Le Truel ou Ambialet où nous nous arrêtons. Nous profitons d’une aire de jeux pour faire une pause toboggan et pour prendre possession à 16h de la chambre de notre logement.
Où nous avons dormi : l’hôtel Auberg’Inn. Au-dela du fabuleux jeu de mots, nous avons passé une superbe soirée ici, Clémence a très bien dormi et le petit-déjeuner était copieux.


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