Weekend ensoleillé en Provence: L’appel de l’aventure

Le week-end de Pâques est prolongé en France. Si certains préfèrent aller chercher les œufs en famille, de notre côté l’appel de l’aventure est trop fort. Puisque nous vivons maintenant à Avignon, pourquoi ne pas partir à l’assaut de la Provence ? Petit récit d’un week-end ensoleillé en famille.

Samedi 8 Avril 2023 : d’Avignon à Saint-Rémy-de-Provence

Avignon est une bonne base pour découvrir la région. Ses lignes de trains permettent de rayonner de tous les côtés et ses voies vertes longue distance offrent des points de sortie sécurisés de la ville. Ce samedi matin, nous partons à 10h direction le Sud. Nous roulons sur les rails du tramway puis sur une voie de bus pour sortir d’Avignon. Nous atteignons le pont de Rognonas que nous empruntons sur le trottoir pour plus de sécurité. Dans ce petit village, nous rejoignons une toute nouvelle voie verte, déposée sur une ancienne voie ferrée.

La route berce, visiblement.

Pour les amoureux de train que nous sommes, c’est toujours un crève-cœur de voir des lignes détruites. Mais on se raisonne en se disant qu’il vaut mieux qu’elles trouvent une seconde vie. Il fait beau et doux, la température idéale pour pédaler. Clémence joue dans la remorque pendant que nous profitons du paysage champêtre. Nos pédales nous mènent de Rognonas à Chateaurenard puis à Noves. Nous passons ensuite Cabannes, Saint-Andiol avant de faire un arrêt à Mollégès.

Derrière l’abbaye de Mollégès.

Notre étape du jour fait 40 kilomètres et nous en avons déjà parcouru plus de 30. C’est l’occasion de flâner allongés dans l’herbe et de jouer à cache-cache avec bébé. Nous arrivons à Saint-Remy-de-Provence assez tôt, autour de 16h. Cela nous laisse le temps de prendre nos marques dans le Airbnb du soir et de ressortir flâner dans les ruelles anciennes de la vieille ville.

Dimanche 9 Avril 2023 : de Saint-Rémy-de-Provence à Pont-du-Gard

Après un petit-déjeuner copieux attrapé à la boulangerie du coin, nous quittons ce petit village typique provencal. Il ne nous aura pas laissé un souvenir impérissable car en dehors des quelques rues piétonnes, il est envahi de voitures. Encore une fois, nous n’avons rien contre l’automobile mais elle prend souvent trop de place, sans en laisser aux piétons et aux cyclistes. Ici, l’urbanisme a privilégié la circulation et le stationnement au bien-être des habitants.

Ce n’est pas grave car en quelques coups de pédales, nous retrouvons l’Eurovélo 8 et sa voie séparée du trafic. A travers champs, nous croisons des chevaux et des taureaux, l’un des privilèges de la région. La faune y est bien présente, nous entendons les chants d’oiseaux de ce matin tranquille.

Un signe très rassurant indique la présence de taureaux.

À Beaucaire, l’Eurovélo 8 croise la Via Rhona que nous avions emprunté deux ans plus tôt. Il est toujours étrange de repasser à des endroits et nous cherchons les similitudes et les différences. En garant nos vélos, on se souvient que nous avions mangé dans un excellent petit restaurant nommé L’épicerie. Par chance, il est encore ouvert et il reste de la place ! On ne se fait pas prier pour se régaler.

Chacun son menu.

Nous profitons de la sieste de Clémence pour avaler les derniers 20 kilomètres sur la V60 direction notre hôtel du jour : La Combe Joseph. Situé à moins de 2 kilomètres du majestueux Pont du Gard, il nous permet de poser les bagages et de rallier le monument rapidement. Comme souvent en France et bien qu’il brasse des milliers de visiteurs par an, l’endroit n’est pas vraiment adapté pour une arrivée à vélo. C’est dommage car celle-ci est impressionnante. On arrive en contrebas, on grimpe un petit talus et voilà ! Le pont millénaire se dévoile sous nos yeux.

Nos premiers vélos de voyage (volés chez nous début Juin 2023).

Il y a une forte affluence, on sent que c’est un week-end prolongé chez nous. Sur le pont, il y a même une fanfare qui joue une musique très entraînante. Nous garons nos vélos et nous partons la rejoindre avec bébé dans les bras. Clémence adore la musique et elle s’en donne à cœur joie. Il fait cependant très chaud et soucieux de sa santé, nous retournons nous cacher à l’ombre d’une terrasse. Après des rafraichissements, nous rentrons à l’hôtel où nous discutons une bonne partie de la soirée avec un couple de retraités suisses. C’est aussi tout le sel du cyclotourisme, il déclenche des conversations partout où nous passons.

Lundi 10 Avril 2023 : du Pont du Gard à Avignon

En se réveillant ce matin et en prenant nos petits-déjeuners, on se dit qu’il est dommage de ne pas profiter d’être si près d’un monument si incroyable alors nous y retournons. Contrairement à la veille, le lieu est complètement désert et nous pouvons y déambuler comme s’il nous appartenait. Nous démarrons donc notre étape du jour au milieu du Pont du Gard en direction d’Avignon. Nous suivons la V60 jusqu’à Montfrin puis nous bifurquons sur la ViaRhona. Nous marquons une pause à Aramon où nous mangeons en terrasse sur une petite place très chouette.

De bon matin sur le Pont du Gard.

Mais la seconde partie du trajet est beaucoup moins sympa, même si nous le savions avant de démarrer. Depuis Aramon et jusqu’à l’entrée d’Avignon, la véloroute emprunte une piste en sable, à côté d’une route à 90 kms/h. Cela rend l’avancée difficile et peu agréable. On en voit le bout en arrivant sous les immenses piliers de la ligne de train à grande vitesse puis en traversant le pont Daladier qui signe l’entrée dans Avignon.

Conclusion

Comme nous le démontrons ici, le cyclotourisme n’a pas à être difficile ou à être long. En faisant des étapes d’une quarantaine de kilomètres, nous pédalons entre deux et trois heures par jour. Cela nous laisse amplement le temps de visiter des villages, de pallier aux imprévus mais surtout de profiter pleinement des moments à trois. N’est-ce pas l’essentiel ?


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