On se levait autour de 7h30 pour être prêts à partir à 8h afin d’être sûr de bien rendre la voiture de location à 9h. Il y avait beaucoup de trafic dans Auckland mais rien d’insurmontable et nous arrivions avec une dizaine de minutes d’avance. Aucune embûche ne se présentait sur notre parcours jusqu’à l’aéroport. On était sur le vol interne de 11h30 entre Auckland et Christchurch. Le ciel était très clair et on profitait d’une vue imprenable sur les deux îles vues du ciel. À 13h, on arrivait à Christchurch. On déposait nos bagages à l’agence de location de véhicule et on allait faire un tour en ville. Christchurch était une ville dévastée par le tremblement de terre de 2011, elle ressemblait à un immense chantier à ciel ouvert, absolument tout était en construction.





On se promenait quelques heures en ville sans vraiment être éblouis à aucun instant. Il était très clair que nous n’y vivrions pas. On récupérait à 16h30 la voiture de location qui serait notre véhicule pendant les dix-huit jours sur l’île du sud et on se rendait en direction de notre Airbnb pour les deux nuits suivantes. Le jeune couple avait une amie à la maison et ils se faisaient un point d’honneur d’établir notre parcours avec nous, en nous prévenant de problèmes dont on n’avait pas connaissance et de paysages à ne surtout pas manquer. On leur annonçait notre intention d’aller à Akaroa le lendemain et ils nous prédisaient une journée incroyable.
Le réveil sonnait à 8h du matin. Pas le temps de lambiner, on prenait déjà la route pour rejoindre la Summit Road, une nationale scénique avec des paysages magnifiques des deux côtés de la chaussée. On en prenait plein les yeux jusqu’à notre arrivée sur les lieux de la première randonnée de la journée. Une montée de 45 minutes jusqu’à un point de vue impressionnant. Bien fatigués par la route et le dénivelé, on descendait dans le village d’Akaroa pour se restaurer. On était amusés de voir qu’il ressemblait à une petite colonie française. Tous les noms de restaurants étaient en français et même la station-service s’affichait dans la langue de Molière avec un très joli « L’Essence » barré en gros.





Après le déjeuner, on grimpait dans la montagne pour faire quelques marches courtes avant d’attaquer l’événement de la journée : la croisière dans la baie à la recherche des dauphins Hector, les plus petits du monde ! À 15h30, on embarquait à bord d’un petit bateau et on attendait avec impatience de voir les petits mammifères marins sortir la tête de l’eau. Nous n’avions pas à patienter longtemps car assez rapidement une petite bande de dauphins suivait l’embarcation et nous permettait de les voir de très près et de prendre plein de photos. On était comme des enfants, les yeux plein d’étoiles.
Mais la croisière n’était pas terminée et le commandant de bord nous annonçait qu’on poursuivait notre chemin le long des falaises. On était impressionnés par la beauté des paysages, de ces falaises qui tombaient à pic avec parfois même des cascades d’eau de source qui coulaient le long. Le soleil venait teinter l’ensemble d’une lumière incroyable et nous étions vraiment subjugués par la beauté des lieux. Nous qui n’avions pas été spécialement conquis par l’île du nord, celle du sud tenait directement ses promesses. On avait même la chance de voir un petit pingouin nager dans l’eau et une colonie de phoques avec plein de bébés qui remontaient les roches en courant à notre approche. Sur la fin du voyage, le capitaine nous conviait même à bord de sa cabine.
On obtenait l’autorisation de faire semblant de piloter et on discutait quelques temps avec cet homme très sympathique qui nous racontait sa passion pour la France et le vin. On posait le pied sur la terre ferme avec le sourire aux lèvres et la pluie sur le chemin du retour à Christchurch ne réussissait pas à doucher notre enthousiasme. C’était très certainement la meilleure journée de notre voyage en Nouvelle Zélande pour le moment. Chez notre hôte, on rediscutait avec Brooke qui nous donnait des conseils sur l’île du sud et ça nous permettait d’affiner nos envies. On finissait par se coucher, complètement cuits encore une fois.






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