Ascension du Mont Batur : Un Lever de Soleil Inoubliable

Le réveil allait sonner à 2h15 et il fallait être d’attaque pour l’ascension du Mont Batur. A peine le temps de se préparer que notre chauffeur pour la journée se présentait déjà. On montait dans le spacieux véhicule en direction du Mont Batour qu’on allait grimper pour assister au lever du soleil. Après une heure de route, on arrivait au pied de la montagne et on rencontrait notre guide. Il nous fournissait les lampes frontales et des bâtons de randonnée et nous attaquions la montée.

On avait vu qu’énormément de gens se lançaient dans cette ascension et on pensait se retrouver face à un parcours facile. Que nenni ! Après deux heures d’effort, on admirait la vue du sommet. On était trempés de sueur et le vent glacial nous frigorifiait. Heureusement, la vue du lever du soleil venait réchauffer nos cœurs. Nos efforts n’avaient pas été vains, c’était proprement magnifique. On avait même la surprise de voir une famille de singes se promener sur le sommet et réclamer des morceaux de banane. Pour se réchauffer, on se positionnait face aux trous dans la roche et on savourait la chaleur émise par le volcan.

C’était une expérience inédite. La descente était bien plus rapide que la montée, il fallait juste prendre garde à ne pas glisser sur certaines portions de la pente. Cette randonnée avait durée plus de quatre heures et nous étions vraiment fatigués au moment de rentrer dans la voiture. Heureusement, on avait prévu un arrêt aux sources d’eau chaude du bas du volcan. Dans un cadre idyllique, on pouvait se reposer et profiter d’un grand moment de détente.

Comme on était fatigués, on annulait la dernière visite d’un temple et on allait directement manger dans un restaurant panoramique. Enfin c’était le programme avant que l’on voit les prix absolument prohibitifs. Pour 100.000 roupies, on nous proposait deux boissons alors qu’avec la somme, on mangeait un repas copieux en ville. On décidait donc de boire un coup avant de rentrer déjeuner à Ubud. On retournait dans le petit restaurant de la veille qu’on avait beaucoup aimé. La montre affichait 14h et on allait faire une sieste dans notre chambre. On était vraiment épuisés et on se forçait à se réveiller à 17h pour profiter un peu de la soirée.

On allait réserver des tickets de bus pour Padang Bay et retirer de l’argent avant de dîner dans une petite échoppe très sympathique. On se couchait encore tôt car on quittait l’hôtel le lendemain via un bus de 1h30. Après le petit-déjeuner habituel, on préparait notre valise. J’en profitais pour la ranger de fond en comble afin qu’elle soit prête pour le retour en France. On sortait de l’hôtel vers 11h pour rejoindre la station de bus. On avait un kilomètre de marche et avec des bagages, ce n’était pas évident puisqu’il n’y avait quasiment pas de trottoir. On arrivait sans encombre et sans s’être rien fait voler par les singes. Notre bus était prévu pour 11h30 mais il partait à 12h.

Le trafic était vraiment chaotique sur les routes et on arrivait à notre hôtel autour de 14h. Bien évidemment, en arrivant à Penang Bay, on s’était fait harceler comme d’habitude par les locaux sur un son de « taxi, taxi » alors qu’on avait 200 mètres à parcourir pour rejoindre notre hôtel. On avait même l’impression de se faire insulter par moment. Après avoir posé nos affaires, on se dirigeait vers une des plages de la ville et non sans mal pour moi car mon ventre me faisait des misères. C’était censé être une des plus belles plages du coin, un trésor caché. On y arrivait par un petit chemin de terre très caillouteux et au moment de débarquer dessus, on tombait sur une espèce de décharge à ciel ouvert. Il y avait quelques échoppes sur la plage et les déchets étaient jetés là, à même le sol entre les arbres. Bien évidemment, on se faisait aussi alpaguer sur nos serviettes pour des sarongs, des noix de coco, des taxis, des massages. On rentrait se reposer à l’hôtel un peu dépassés par la situation. On ressortait pour manger vers 20h dans un très bon petit restaurant et on allait se coucher.


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