Le réveil sonnait à 5h15 et il n’était pas franchement apprécié mais on se levait pour une bonne cause : on prenait l’avion pour Bali ! Quinze minutes plus tard, on était dans la voiture de Romain en direction de l’aéroport de Darwin pour décoller à 6h50. Pas d’embûche à l’horizon et on atterrissait à Denpasar à 8h50 heure locale ce qui faisait notre deuxième changement de fuseau horaire en à peine dix jours. A peine sortis de l’aéroport, on se retrouvait déjà face à un souci. Tout le monde nous avait prévenu de surtout éviter les taxis qui vous attendaient à la sortie et ne vous lâchaient plus. On passait cette première étape sans encombre mais il nous fallait toujours trouver un moyen de locomotion pour nous rendre à l’hôtel. On décidait d’avancer un peu dans la ville et on trouvait rapidement un taxi bleu officiel avec un compteur kilométrique.


240 000 roupies en moins et une heure de route après, on était à la Serene Guesthouse. Deux surprises nous attendaient. Tout d’abord notre hôte parlait un français plutôt correct et il nous racontait ce qu’il faisait ici. C’était la bonne surprise. La mauvaise était qu’il avait réservé un chauffeur pour nous alors qu’on ne lui avait absolument rien demandé et qu’on n’envisageait pas dépenser 400 000 roupies juste pour avoir quelqu’un à notre disposition. Après une petite mise au point, l’affaire était réglée et on se rendait en Uber à une forêt de singes. On se restaurait dans une petite échoppe très sympathique en bord de route à un kilomètre de notre destination. Les serveurs ne parlaient pas vraiment anglais et on ne parlait pas un mot d’Indonésien alors la commande était un peu compliquée mais on finissait par s’en sortir et savourer notre repas au son des poules qui peuplaient l’établissement. Une fois le repas terminé, on se mettait en route et on atteignait la forêt. A peine arrivés sur le parking, on voyait déjà des primates partout. Ils mangeaient dans des poubelles des restes de nourriture humaine. On s’enfonçait un peu dans la foret en suivant le tracé et en prenant soin de ne pas effrayer les animaux.
Ce n’était pas suffisant pour l’un d’entre eux qui décida de nous menacer. J’étais obligé de prendre un bâton et de lui montrer d’un air méchant pour qu’il recule. Quelques mètres plus loin, on tombait sur une bagarre assez violente entre deux singes. Ils n’étaient visiblement pas bon de trop les chercher. On finissait la promenade accompagnés d’un des guides de la forêt qui marchait avec nous en discutant.


On retournait au restaurant pour profiter du Wi-Fi afin de commander un Uber. Nous découvrions à cette occasion que le lobby des taxis faisait la loi à Bali aussi. Le chauffeur que l’application nous avait assignés me contactait pour nous demander notre géolocalisation. Nous ne comprenions pas car cette donnée apparaissait automatiquement sur son écran mais il nous expliquait par la suite qu’il ne fallait surtout pas qu’un taxi le voit en train de prendre des clients. En bref, il était mort de peur et on décidait d’annuler puis de tenter notre chance à pied.
On suivait la route en espérant trouver un taxi et une centaine de mètres plus loin, un monsieur s’arrêtait a notre hauteur. Comme prévu, il demandait un prix exorbitant pour rallier notre destination et Cassandre négociait ferme un tarif raisonnable pour aller jusqu’au premier temple de la journée. Comme on pouvait s’y attendre, c’était une véritable attraction touristique. Une nuée de gens de nationalités différentes sillonnaient les allées du lieu de culte. Pour notre part, on prenait quelques photos, on flânait un peu avant de repartir. On décidait de retenter l’expérience Uber : notre chauffeur nous posait exactement les mêmes questions que le précédent via Whatsapp et une fois dans sa voiture, il nous expliquait qu’ils avaient vraiment peur des taxis alors ils préféraient s’assurer que leur client soit dans une zone plutôt calme.


Sur la route du second temple, il nous montrait même des endroits où commander un Uber et on arrivait au temple Tanah Lot un peu plus savants. On avait clairement atterri à Disneyland. Il y avait des dizaines de petites boutiques, des dizaines de restaurants et des centaines de touristes. Ce temple avait la particularité d’être construit sur la plage et d’être légèrement surélevé, ce qui en faisait un spot parfait pour prendre des photos du coucher de soleil. La fête était un peu gâchée par la multitude de personnes (dont nous évidemment) mais aussi par un énorme nuage à flanc d’horizon qui couvrait complètement la descente du soleil. C’en était presque comique de voir tous ces gens venus exprès pour ça repartir la queue entre les jambes. On restait quand même quelques temps pour prendre des photos à la tombée de la nuit. On marchait ensuite trois kilomètres pour rejoindre un restaurant et on rentrait finalement à la maison non sans avoir encore eu de nouveaux déboires avec Uber.

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